Le syndrome du grand coquelicot

Le syndrome du grand coquelicot : quand la réussite dérange

Imaginez un champ de coquelicots, tous d’une hauteur similaire, bercés par le vent. Mais au milieu, un coquelicot se distingue, plus grand, plus éclatant. Au lieu d’être admiré, il devient une cible. On murmure qu’il est trop voyant, qu’il prend trop de place. Alors, on le coupe.
Ce phénomène, connu sous le nom de syndrome du grand coquelicot, désigne la tendance à rabaisser ceux qui réussissent, en particulier les femmes. Lorsqu’une femme gravit les échelons, elle est souvent perçue comme « carriériste », « opportuniste » ou « égoïste ». Son succès devient une source de critiques, de jalousie et parfois même d’isolement.


Dans un monde dans lequel on valorise la performance, il est paradoxal de constater que ceux qui réussissent brillamment sont occasionnellement les plus critiqués. Ce phénomène porte un nom : le syndrome du grand coquelicot. Inspiré d’une métaphore florale, il désigne la tendance à rabaisser ceux qui se démarquent, comme on couperait les coquelicots qui dépassent dans un champ.

Pourquoi les femmes sont-elles les plus touchées ?
Dans un monde dans lequel ou l’ambition masculine est fréquemment valorisée, les femmes qui s’élèvent sont de temps en temps jugées plus sévèrement. Une étude canadienne a révélé que 87 % des femmes ont subi des remarques dépréciatives ou du harcèlement moral après une réussite professionnelle. Ce syndrome est alimenté par des stéréotypes profondément ancrés : une femme qui réussit serait forcément moins disponible pour sa famille, moins bienveillante, ou trop autoritaire.

Manifestations dans le monde professionnel
Dans le cadre du travail, ce syndrome se traduit par :

  • Des commentaires sarcastiques ou désobligeants
  • Une mise à l’écart des personnes performantes
  • Une autocensure par peur d’être jugé comme arrogant

Ces comportements peuvent créer un climat toxique, freiner l’innovation et générer un mal-être profond.

Pourquoi la réussite dérange-t-elle ?
Selon la psychologue Amélie Boukhobza, le succès agit comme un miroir : il renvoie aux manques et aux insécurités des autres. Dans une société où la comparaison est constante, notamment sur les réseaux sociaux, la réussite devient parfois insupportable pour ceux qui se sentent en retrait.

Comment s’en libérer ?

  • Cultiver l’estime de soi sans culpabilité
  • S’entourer de personnes bienveillantes
  • Refuser de s’éteindre pour rassurer les autres
  • Valoriser l’authenticité plutôt que la conformité

Conclusion
Le syndrome du grand coquelicot nous rappelle que la lumière peut déranger, mais qu’elle est nécessaire. Briller n’est pas une faute. C’est une invitation à inspirer, à oser, à grandir.

Le syndrome du grand coquelicot ne devrait pas être une fatalité. Il est temps de laisser les coquelicots grandir librement, sans crainte d’être coupés. La réussite féminine mérite d’être applaudie, non critiquée.
Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà ressenti ce phénomène dans votre parcours ? 😊

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